Les termites

Les termites sont qualifiés d’insectes « sociaux », car ils vivent en colonies organisées tout comme la guêpe, l’abeille ou encore la fourmi. Les termites ne s’installent, et ne prolifèrent, que là où l’eau leur est accessible. Les termites vivent dans le sol et se nourrissent du bois (et de ses dérivés), qu’ils trouvent dans la nature ou dans nos habitations. Les termites étant des « locataires » extrêmement discrets, leur présence est souvent décelée tardivement d’où la découverte de dommages parfois irréversibles. En effet la surface des matériaux attaqués reste toujours intacte (mais souvent réduite à l’état de mince pellicule), même si la partie interne est complètement détruite. En dépit de leur petitesse, et de leur apparente fragilité, les termites sont dotés de mandibules très puissantes aptes à attaquer les bois les plus durs ou des matériaux tel le PVC.

A titre d’exemple les câbles électriques souterrains peuvent être attaqués, ce qui peut provoquer des infiltrations d’eau, et donc des courts-circuits parfois importants. Outre la vétusté, et en général tout manque d’entretien de l’habitat et de ses abords, 3 facteurs favorisent la présence et le développement des termites. Ce sont l’obscurité (car ils sont lucifuges et fuient donc la lumière), l’humidité (puisqu’elle conditionne leur survie), et enfin une température élevée d’où leur recrudescence dans nos habitations depuis l’avènement du chauffage central et la généralisation des matériaux isolants (polystyrène et assimilés notamment).

De 5 à 8 mm de longueur

De couleur blanchâtre

Les termites

Munis de pièces buccales broyeuses, les termites se nourrissent surtout de bois et de fragments de feuilles, ils sont dits xylophages. On peut distinguer trois grands types de modes nutritifs :

les termites supérieurs sont capables de dégrader par eux-mêmes la cellulose du bois grâce à des enzymes, les cellulases, produite par leur tube digestif9 ;
les termites inférieurs, étant dans l’incapacité de dégrader cette molécule par leurs propres moyens, entretiennent une relation symbiotique (de type endosymbiose) avec des protozoaires flagellés, les Oxymonadidas, appartenant à la division des Métamonadine. Cette faune, qui peut représenter jusqu’au tiers du poids de l’hôte, est logée dans la panse rectale (dilatation du tube digestif) et permet la transformation de la cellulose, par l’intermédiaire des cellulases, en éléments plus simples assimilables ;
les termites champignonnistes, qui ont la particularité d’établir une symbiose (de type ectosymbiose) avec un champignon lignolytique, champignon supérieur appelé Termitomyces. Cultivé sur des meules (amas de boulette d’excréments malaxées) au sein de la termitière, le champignon pré-digère les restes de végétaux (lignine et parfois cellulose) afin de les rendre plus facilement assimilables par les termites. Ce sont ces derniers qui édifient de vastes nids en terre mâchée pouvant atteindre plusieurs mètres de haut ;
les termites humivores ingèrent de grandes quantités de sol et se nourrissent des protéines de l’humus. Ils représentent la moitié des espèces connues de termites et appartiennent tous à la famille des Termitidae (termites supérieures). Certaines espèces sont uniquement souterraines et ne construisent pas de termitière aérienne.
D’autres modes de nutrition minoritaires existent comme la consommation de lichen ou d’algues épiphytes.

La société des termites est caractérisée par un échange complet de l’aliment entre tous ses membres, appelé trophallaxie, qui signifie que l’aliment passe par l’ensemble des appareils digestifs d’une colonie en l’espace de près de 3 jours. Ces échanges permettent entre autres selon les cas : le transfert des endosymbiotes d’une génération à une autre; de nourrir certaines castes qui ne peuvent pas dégrader la cellulose, et qui ne possèdent aucun symbiote.

Ils réalisent également des symbioses intestinales destinées à pallier la faible teneur en azote de leur nourriture avec des bactéries fixatrices d’azote, des bactéries qui recyclent l’acide urique et des bactéries qui éliminent le carbone en excès.

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